Délires d’ados d’Ondaine 2018-2019


La sélection de romans

Car Boy – Anne Loyer

« D’une écriture belle, soignée et vivante, Anne Loyer nous entraîne au volant d’un très bon roman plein d’élan et d’espoir. Une bouffée d’air, sur une route bien droite qui donne envie de vivre pleinement, complètement, vraiment. »

Nathalie Wyss, Ricochet

Des poings dans le ventre – Benjamin Desmares

« Benjamin Desmares peint avec un réalisme saisissant le portrait d’un adolescent en rupture. Animé par un puissant sentiment de haine et de révolte, en proie à des crises d’angoisse, cet adolescent  tape pour ne pas sombrer. Un récit coup de poing à l’écriture fluide, qui plaide pour plus d’humanité. »

Emmanuelle Pelot, Ricochet

Le rouge au fusil – Sophie Lamoureux

« 1917. La guerre fait rage au Chemin des Dames. Depuis trois longues années, les soldats Vincent Morlas et Joseph Dartigue ont vu mourir tant de leurs compagnons qu’ils ne rêvent plus que de paix. Leur officier le leur a promis : une dernière offensive et ils auront une permission. Grâce à leur courage, la mission est couronnée de succès, mais leur officier est tué. Les quelques mètres gagnés sont vite reperdus et la permission promise annulée. Il faut remonter au front. Morlas et Dartigue acrochent alors le rouge de la révolte à leurs fusils. « 
Que du bonheur! – Rachel Corenblit

« L’héroïne de ce journal intime est une jeune fille attachante qui utilise la nourriture et l’autodérision comme armes anti-dépression. Raconté avec un humour ravageur, ce cumul d’événements malheureux fait rire souvent, pleurer jamais. Ces confessions au ton enlevé sont agrémentées de dessins ou de photos, notamment celle d’Angela Davis cette belle et courageuse militante qui porte le même prénom que l’anti-héroïne de ce roman. « L’humour est la politesse du désespoir. » Ce n’est pas Rachel Corenblit qui dira le contraire! »

Emmanuelle Pelot, Ricochet

N’y pense plus, tout est bien – Pascale Maret

« Un beau roman qui sait s’échapper du fait divers pour atteindre à la psychologie fine, et en bonus filé, une introduction à Bob Dylan, chanteur préféré de Martin… »

Sophie Pilaire, Ricochet

 Kill the Indian in the child – Elise Fontenaille

« Parmi tant d’autres humiliations, le vingtième siècle a été terni par l’existence d’écoles canadiennes visant à éduquer les jeunes Indiens comme des petits blancs tout propres. Profitant de leur position de force, les religieux travaillant dans ces écoles ont anéanti l’enfance de milliers de jeunes, avec des sévices aux conséquences psychologiques ou physiologiques lourdes, voire fréquemment la mort. Elise Fontenaille a voulu rendre hommage à l’ensemble de ces Indiens dans un court roman raconté par Mukwa, onze ans […] L’effet est saisissant […] »

Sophie Pilaire, Ricochet

La sélection de BD

L’adoption – Zidrou et Arno Monin

« L’amour ne se vole pas. L’amour ne s’achète pas. L’amour se mérite. »

« Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée.« 

L’Appel – Laurent Galandon et Dominique Mermoux

« Fiction d’un réalisme social saisissant, « L’Appel » est à la fois un roman graphique sur la radicalisation des jeunes, et un récit sur l’incompréhension : celle d’une mère face aux choix de son fils, qui fait écho à celle de notre société face à ce phénomène qui la frappe en son cœur. »

BDGest’

Souterrains – Romain Baudy

« Peinture du prolétariat, réflexion sur les contre-pouvoirs, récit fantastique, allégorie sociale : Souterrains est tout cela à la fois. Avec son lot de trahisons, de rebondissements et d’humour, ce généreux album de 134 planches est accompli et prometteur pour les prochaines réalisations de son auteur.« 

F. Houriez, BDGest’

La guerre de Catherine – Julia Billet et Claire Fauvel

« Adapté du roman éponyme, La guerre de Catherine dépeint le destin mouvementé d’une jeune juive, qui, grâce aux gens de l’ombre qui jalonneront son parcours, passera au travers des rafles de la Seconde guerre mondiale. Dans un convent, un orphelinat bourgeois, chez une famille à la campagne ou un couple de résistants, tous ces lieux et ces individus différents marqueront de manière indélébile son existence. Et, toujours autour du cou, sa boite à images, son grigri en quelque sorte, qui lui permettra de capter un témoignage essentiel d’une autre facette, moins connue, du conflit. »

L. Moeneclaey, BDGest’